L'anxiété scolaire chez l'enfant libanais, et comment les parents peuvent aider
Chaque mois de septembre, une nouvelle vague d'enfants entre dans mon cabinet avec la même plainte habillée de mots différents : « J'ai mal au ventre. » « Je ne veux pas y aller. » « La maîtresse me déteste. » Derrière chaque phrase, le même moteur, l'anxiété.
L'anxiété scolaire chez l'enfant libanais aujourd'hui est en couches. Il y a l'anxiété universelle de la séparation et de la performance. Et il y a la couche très libanaise, le stress hérité des parents vivant des crises cumulées, le sommeil brisé, les conversations de cuisine qu'un enfant ne devrait pas avoir à entendre.
Que peut faire un parent ce soir ? D'abord, baisser le volume de votre propre système nerveux. Les enfants se co-régulent ; ils ne peuvent se calmer dans une maison qui ne l'est pas. Ensuite, posez des questions courtes : « Quelle a été la partie la plus dure d'aujourd'hui ? » Puis écoutez sans réparer. Enfin, respectez le corps. Un mal de ventre n'est pas un mensonge, c'est l'anxiété qui parle dans la seule langue qu'un enfant a parfois.
La thérapie aide quand le schéma s'installe. La TCC apprend à l'enfant que les pensées ne sont pas des faits, que les émotions passent, que l'effort est plus honnête que la perfection. La plupart des anxiétés scolaires, traitées tôt, se résolvent magnifiquement. N'attendez pas qu'elles se figent.
— Dr. Nicole Hani

